Satierik !

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Pièce de Théâtre | Satierik

Comédie

de Renaud DUMENIL
Mise en scène : Dominique CZAPSKI [+]

avec
Dominique CZAPSKI [+]
Renaud DUMENIL [+]
Décor : Myriam CZAPSKI
Lumières : Jean-Pierre FRANCES

Producteur : Jean Marc SALVAN [+]

Genèse du Projet

Ce projet est né des affinités et de la collaboration artistique entre Renaud DUMENIL [+], auteur dramatique et Dominique CZAPSKI [+], comédien-metteur en scène.

Leur première rencontre a eu lieu il y a quelques années avec la création de «CHOPIN, L’AMERE VOLUPTE» de Renaud DUMENIL [+], spectacle musical autour de Fréderic Chopin, commande du festival international du jeune soliste d’Antibes Juans-les-Pins avec comme soliste le pianiste Nicolas BRINGUIER, les comédiens d’Antibéa Comédie d’Antibes étant dirigés par Dominique CZAPSKI [+].

Leur collaboration s’est poursuivie avec un spectacle intitulé «Jacques et Jean : correspondances» permettant de redécouvrir la correspondance entretenue pendant 30 ans par Jacques Audiberti et Jean Paulhan.

En 2006, Yves NADEAU, président du festival «Génération Virtuoses» d’Antibes Juan-les-Pins, demande à Renaud DUMENIL [+] d’écrire une pièce sur Erik SATIE.

Il en parle à Dominique CZAPSKI [+]…Ils décident tous deux de jouer la pièce.

SATIERIK était né !!

 

Présentation

Il fut l'homme le plus versatile du monde, changeant maintes fois d'esthétique et de morale, assurément l'un des types les plus curieux que l'on pût rencontrer. Eternel précurseur, il survécut à toutes les inventions qu'il institua successivement, les laissant tranquillement aux mains de ses confrères, passant lui-même à du nouveau encore. C'est bien avant tout le monde que, par ses Gymnopédies, il s’opposa à Wagner et à Franck, créant un style imprévu.

Erik Satie reste un OVNI dans l’univers musical français. Un diable d'homme énigmatique, naïf et malin, innocent et « roublard», inspiré et «truquard», on ne sait jamais. Double figure, fuyant personnage qui ne se pénétra peut être jamais lui-même jusqu'au fond. Mais les petites causes peuvent produire de grands effets, et ce musicien très controversé contribua tout de même, au moins deux fois dans sa vie, à orienter la musique française vers les voies qu'elle cherchait à tâtons, une influence durable qui s’exerça dans les œuvres de Cocteau, Picabia, Darius Milhaud, Stravinsky, Poulenc, Markevitch, Ravel, Honegger, John Cage.

De l’humour, il en avait, lui qui ne voyait pas pourquoi l’argent n’aurait pas d’odeur puisqu’il peut tout avoir, ou qui décrétait avec insolence que le piano, comme l'argent, n'est agréable qu'à celui qui en touche. De la pudeur aussi, en ce sens que personne ne pénétrait chez lui, qu’on ne connaissait pas sa vie amoureuse, qu’il était toujours extrêmement bien habillé et cachait sa pauvreté, pudique enfin dans la mesure où il n’afficha jamais ses liens avec le grand monde artistique et mondain. En revanche, aucune pudeur dans ses jugements et par rapport au sentiment de sa propre valeur. Il insultait les gens violemment dans ses lettres, dans les soirées, se comportait en dictateur en assénant ses jugements, en créant de faux tribunaux, voire même une église fictive dont il était le seul membre.

On le voit, un homme de musique, mais aussi un homme d’esprit qui sut manier le verbe avec virtuosité au rythme de sa mauvaise foi parfois, de ses enthousiasmes, de ses doutes aussi, un destin hors du commun, incroyablement singulier, que Renaud Duménil [+] et Dominique Czapski [+] ont choisi d’inviter sur scène pour un spectacle original, à la rencontre d’un musicien décidemment inclassable qui faisait tout, affirmait-il, pour éviter qu'une idée de derrière la tête ne lui descende... dans le derrière.